[CHRONIQUE LIVRE] BEOWULF//TRADUCTION DE JEAN QUEVAL

Résumé

Poème en vieil anglais des environs de l’an mil, Beowulf est le plus ancien long poème héroïque qui nous soit parvenu intégralement dans une langue européenne autre que le latin.

Il s’inscrit peut-être dans une tradition beaucoup plus ancienne encore, puisque Beowulf est présenté comme le neveu d’un chef scandinave dont la mort vers 520 est historiquement attestée. Prince modèle, fidèle à ses souverains et à ses engagements, il affronte des forces mauvaises, ogres et dragons. Il meurt, à la fois victime et vainqueur du dragon, en protecteur de son peuple. La société décrite, et vérifiée par l’archéologie, est païenne, mais le poème est chrétien. La célébration en anglais d’un héros scandinave, l’éloge d’un prince païen par un poète chrétien, le mélange de fabuleux et d’historique, l’entrelacement des épisodes, le style délibérément traditionnel expliquent la fascination exercée parce chef-d’œuvre. Depuis que sa valeur littéraire a été reconnue au XIXe siècle et sa leçon de courage réaffirmée en 1936 par Tolkien, l’auteur du Seigneur des anneaux, les médias, surtout anglo-saxons, ne cessent de l’exploiter. Ce volume, qui donne à la fois le texte original et une traduction nouvelle d’André Crépin, permet au public francophone de le découvrir.

Mon Avis

Comme dit dans le résumé, Beowulf est un des textes fondateurs qui compose notre littérature occidentale. J’ai toujours désiré le lire car c’est un mélange savamment dosé entre mythe païen et histoire à morale chrétienne.

En commençant ma lecture, ce qui m’a tout de suite agréablement surprise est l’accessibilité du texte. Le traducteur a réussi à nous rendre cette histoire proche de nous. Il retranscrit à merveille les moments d’action comme les instants où peu de choses se passent dans le rythme de l’écriture.

Il faut savoir que Beowulf était une histoire racontée de manière orale par les scopes ou troubadours de l’époque. On retrouve cette tradition orale dans le texte. Il y a aussi beaucoup d’action. C’est un poème héroïque donc les combats se multiplient. Beowulf combat des créatures fantastiques tantôt sous les ordres de Satan tantôt simplement malfaisante comme le dragon.

C’est un récit très moderne. Chose admirable ! Car malgré les siècle qui ont passé cette histoire est toujours prenante. Souvent, les lecteurs ont une certaine appréhension à commencer des textes de ces époques car ils pensent qu’ils vont s’ennuyer ou que le récit sera inintéressant. Avec Beowulf, c’est tout le contraire. C’est une légende d’une extrême modernité reprenant des valeurs que l’on voit très souvent abordées dans la littérature actuelle : le courage, la notion d’appartenance, les combats valeureux.

Surtout quand on pense que des auteurs comme JRR Tolkien se sont inspirés de ce récit. Par exemple, son livre The Hobbit où l’on retrouve le fameux dragon gardien d’un grand trésor. Ca montre bien à quel point ce texte à influencer des générations d’auteurs fantastiques ou de fantasy.

Pour Conclure

Une légende très sympa à lire. Abordable par tous, sa modernité et l’action qu’elle contient vaut vraiment le détour.

Note sur 10 : 8,5

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