[CHRONIQUE LIVRE] LE NOM DE LA ROSE // UMBERTO ECO

Alors, alors, j’avoue que je trouve ce livre vraiment dur à chroniquer parce qu’il y a tellement de choses à dire ! Je vais essayer d’aller à l’essentiel (je sens que ça va être dur !).

J’ai beaucoup aimé ce livre, malgré les premiers chapitres vraiment ardus à lire. De plus, la plume d’Umberto (oui, je l’appelle par son prénom !) est parfois (voir souvent) dur à lire. Umberto sait énormément de choses, à l’air de connaitre l’histoire sur le bout des doigts, et doit être une personne très calé. Mais je trouve que, parfois Umberto en fait trop. J’aime beaucoup l’histoire, mais j’avoue que dans ce livre les passages historiques m’ont pas grandement passionnés (et pourtant j’adore ça, d’habitude) mais là, j’ai eu du mal à rentrer dedans. J’ai largement préféré l’enquête de Guillaume de Baskerville !

J’ai trouvé que certains passages étaient vraiment compliqués à comprendre. On a presque l’impression que l’auteur se moque de nous parfois ou fait preuve d’une très grande ironie (on l’interprète comme on veut! )

Par exemple ce passage : « C’était là une construction octogonale qui, vue de loin, apparaissait comme un tétragone, dont les cotés méridionaux se dressaient sur le plateau de l’abbaye, tandis qu’au septentrion ils paraissaient s’élever des pentes mêmes du mont d’où ils s’innervaient en pic. Je dis qu’en certains points, vu d’en bas, se prolongeait vers le ciel, sans solution de teintes et de matière, et devenait à un certain points, vu d’en bas, il semblait que le rocher se prolongeait vers le ciel, sans solution de teintes et de matière et devenait à un certain point donjon et tour. Trois ordres de verrières disaient le rythme ternaire de sa surélévation, si bien que ce qui était physiquement carré sur la terre était spirituellement triangulaire dans le ciel. A mesure qu’on s’en approchait davantage, on comprenait que la forme quadrangulaire produisait, à chacun de ses angles, une tour heptagonale, dont cinq côtés s’avançaient vers l’extérieur – quatre donc des huit côtés de l’octogone majeur produisant quatre heptagones mineurs, qui vus de l’extérieur apparaissaient comme des pentagones.«

J’ai dus le lire trois fois (j’ai même sortie un dictionnaire pour dire !) Et même en le relisant encore maintenant, j’avoue, j’y comprend pas grand chose. Je veux dire honnêtement qui arrive à visualiser le lieu avec une description comme celle ci. Si vous y êtes arrivé du premier coup, et bien je m’incline, vous êtes extrêmement fort ! Mais si comme moi, vous n’avez rien compris à ces termes mathématiques et que vous ne visualisez pas du tout le décor et bien rassurez vous, vous n’êtes pas seul ! On pourrait créer un club : les anonymes ne comprenant rien aux divagations mathématiques de notre Umberto adoré. Vous en dites quoi ?

Sincèrement rien que la phrase : « C’était une construction octogonale qui, vue de loin, apparaissait comme un tétragone. »

Alors déjà essayer d’imaginer un bâtiment octogonal (ce qui est déjà plutôt complexe) ensuite on vous dit « et bien non, de loin ça ressemble à un tétragone ». Non mais vraiment ! Il est pas très gentil UmUm, petit diminutif que j’ai inventé à mon Umberto adoré, il est pas mal n’est ce pas ! Je suis persuadé qu’il adorerait, quoique… certainement pas dans les faits, c’est pas en latin alors il n’aimera pas !

J’avoue être une simple d’esprit avec les mathématiques, alors là je crois bien qu’Umberto m’avait totalement perdu !

Mais heureusement est venu à mon secours Guillaume de Baskerville ! Que dire …sans lui ce roman ne serait rien (oui Adso m’énervais un peu, naïf, jeune, pas très expérimenté ). Mais Guillaume, un véritable Sherlock Holmes déguisait en moine ! De plus, ces déductions sont vraiment incroyable, autant parfois je devine certaines énigmes dans les livres policiers mais là …  je me sentais vraiment stupide à chaque raisonnement en me disant « mais quelle intelligence ! » , » j’y aurais jamais pensé! » (mais alors quand je dis jamais, c’est jamais !).

Par exemple :J’adore quand il dit « mais c’est évident ».  Intérieurement je me disais « ah bon, c’est évident ça ! Alors je renonce à chercher ce qui n’est PAS évident ! »

Sincèrement, j’ai eu un véritable coup de cœur pour ce personnage avec son flegme typiquement anglais et ces répliques d’une totale ironie.

Sinon, notre cher Umberto adore le latin, non plutôt, vénère le latin (je suis sur que dans la vie quotidienne, il parle latin et que, bien sur, personne le comprend !). Non, mais plus sérieusement, autant j’adore l’histoire mais là, l’évocation constante du latin me faisait perdre …… mon latin! Encore s’il y avait des notes de bas de pages avec les traductions… mais même pas (il faut aller sur un site internet consacré au Nom de la Rose pour comprendre tous les passages dans cette langue !). Détestant couper ma lecture avec l’internet, j’ai très vite renoncé. Cependant, parfois j’avais l’impression de rater des éléments importants dans l’histoire et surtout dans l’intrigue (heureusement qu’Umberto s’est arrêté au latin, car s’il avait commencé avec le grec ancien et l’arabe, la tâche aurait été encore plus complexe pour moi !). Dans tous les cas, je pense que mon Umberto d’amour voulait qu’au fil des pages je me sente de plus en plus inculte (plus communément, appelé être stupide =D).

Mais le suspense est mené d’une main de maitre, il faut reconnaitre qu’Umberto se débrouille très bien pour cela ! Après les premiers chapitres passés (et quelques longueurs par çi, par là) on est totalement envouté par le drame qui se passe dans cette abbaye. Umberto arrive à transmettre aux lecteurs l’ambiance « glauque », « traumatisante », « sombre », qui règne dans cet édifice religieux. J’ai beaucoup aimé toute la thématique autour de la bibliothèque qui bénéficie d’une description vraiment intéressante !

Après avoir lu le livre, je n’ai pu m’empêcher de regarder l’adaptation de Jean Jacques Annaud avec Sean Connery (que j’aime cet acteur !). Et j’ai été un peu déçu.  Que je m’explique ! L’adaptation est en soi vraiment bien faites, l’ambiance, l’atmosphère… Mais ils ont du raccourcir l’histoire et prive le téléspectateur de beaucoup de moment clé que j’avais pourtant beaucoup apprécié dans le  livre. Et ce qui m’a le pus déçu dans le film, c’est la bibliothèque. On ne s’en rend pas compte tout de suite, mais Umberto décrit ce lieu dans le livre, presque comme une antre magique, une chose surnaturelle, interdite et notre imagination (très fertile !) part très loin. Puis, quand dans le film, on voit la bibliothèque qui ressemble aux autres et n’a rien de véritablement spécial cela fait que l’on perd une partie du charme opéré dans le roman !

Et la dernière critique contre le film est qu’ils ont adouci les faits, les rendant moins tragique, ça trouble vers la fin ! Mais elle vaut certainement le détour cependant je pense qu’il faut lire le livre avant de voir le film (et pas le contraire parce que le film est largement simplifié).

Pour résumer, j’ai adoré l’intrigue, le fond policier, Guillaume ! Parfois, j’ai trouvé les divagations historiques d’Umberto très (oserais-je dire gonflante !) mais du moins ennuyante car très scolaire (voila le mot que je cherchais, j’ai eu l’impression d’être en cours d’histoire avec un professeur très endormant !). Je pense que c’est un livre qu’il faut lire parce qu’il est quand même incroyable (même s’il faut s’accrocher par moment!)

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