[MARATHON LECTURE] L’ŒUVRE DE WILLIAM SHAKESPEARE

 

LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ

Mon Avis

J’ai du lire cette pièce pour mes études d’anglais. Je l’ai lu une première fois en français. Puis, sous l’impulsion d’un courage et d’une volonté limite héroïque, je l’ai relu en anglais.
Et pourquoi allez vous me dire ? Simplement, car Shakespeare est un auteur qui en VO me fait extrêmement peur. JE m’explique, l’anglais de Shakespeare c’est un certain niveau, les amis. Alors encore, l’anglais moderne, ça passe, l’anglais de Jane Austen, ça passe aussi mais quand on tape dans des auteurs comme Shakespeare, ça devient plus complexe par chez moi !

Je ne regrette pas du tout d’avoir fonctionné ainsi. Bien sur, ça prend du temps, mais au moins, j’ai bien compris toute l’histoire : ce qui est plutôt pratique quand on lit un pièce de théâtre !

Je ne m’attendais à rien en la commençant. Shakespeare est un dramaturge sympathique, je ne le vénère pas mais il a crée des histoires que j’avais bien aimé lire plus jeune. Je garde un excellent souvenir d’Hamlet, par exemple.

Cette pièce fut une belle découverte. Elle a un côté marrant car ça repose sur des quiproquos. On rentre vite dans l’histoire, tout se met en place facilement, et surtout, logiquement. On comprend facilement les péripéties, ce qui est un très bon point ^^

J’ai adoré le personnage d’Obéron. Je l’ai trouvé très sympathique à vouloir jouer des tours à tout le monde. La pièce, sans lui, perdrait vraiment de son charme.

Le décor est l’un de mes points préférés dans ce livre. On est aux alentours d’Athènes dans une forêt habité de fées, d’elfes. A imaginer, c’est magnifique je trouve. Je vois dans ma tête une végétation luxuriante, des lucioles enfin, un univers entre mythologie, réalité et féerie. Cet aspect transparaît dans la pièce à travers l’écriture poétique de l’auteur.

Enfin, il y a tout un versant de l’histoire qui s’intéresse au théâtre, à l’interprétation. Des questionnements sur les décors dans la création d’une pièce, j’ai trouvé très intéressant cette sorte de mise en abîme : on parle de théâtre dans une pièce de théâtre écrit par un dramaturge.

A noté que l’édition Arden en VO possède un dossier explicatif très intéressant et bien documenté sur la pièce !

Pour conclure

Une pièce enchanteresse qui m’a beaucoup plu ! Cela m’a donné envie de lire plus de Shakespeare ^^

ANTOINE ET CLÉOPÂTRE

Mon Avis 

 Avant de parler de mon avis personnel, il me faut d’abord vous dire à quel point j’adore le personnage historique de Cléopâtre. Je pense que mon amour inconditionnel pour cette reine a orienté mon ressenti durant ma lecture. Donc, pour mieux comprendre mon opinion, je dois vous dire qu’enfant, c’était mon idole. Je suppose que tous les enfants ont leur chanteur préféré, leur acteur ou héro de dessin animé favori. Et bien pour moi, c’était Cléopâtre. Je voulais tout savoir sur cette reine. J’avais une adaptation filmique de Billy Zane que je regardais au moins une fois toutes les semaines : enfin bref… S’il y avait eu un fan club, je crois que j’y aurais eu ma place sans grande difficulté.

 Alors quand j’ai découvert que Shakespeare c’était inspiré de l’histoire d’Antoine et Cléopâtre pour en faire une tragédie historique, je me suis très rapidement procurée le livre (mais je ne l’ai pas lu aussi vite, il a traîné dans ma PAL depuis un sacré bout de temps !). Il faut savoir que la plupart des pièces qui se basent sur des faits antiques chez Shakespeare, c’est très souvent des réécritures de l’ouvrage Vies de Plutarque (livre que je me suis promis de  découvrir un de ces quatre ^^).

Enfin bref, maintenant que vous savez à quel point j’aimais Cléopâtre, la façon dont on présente ce personnage, ses paroles et actes m’ont assez déplu. A aucun moment on la considère reine d’Egypte, on la voit seulement comme une femme inconstante, indécise, colérique à la limite de l’hystérie. Sa position politique n’est jamais mis en avant, c’est plus son rôle de femme qui ressort en amoureuse pas très honnête .En effet, on ne sait jamais véritablement si elle aime Marc-Antoine. Mais le problème, c’est vu que son rôle politique est très réduit, ça rend la relation avec Marc-Antoine encore plus ambiguë.

Exceptée la fin où on a  une Cléopâtre fière, qui ne veut as se soumettre et s’affirme un petit peu plus, le reste de la pièce, elle m’a paru assez fade comme personnage au final. J’ai bien plus apprécié Marc-Antoine et Enobarbus, l’un de ses fidèles alliés.

A part ce côté là  qui ne m’a pas tellement plu, le reste m’a totalement convaincu. C’est une pièce très agréable à lire avec du rythme, de nombreuses péripéties. Il y a de l’action aussi avec les batailles, et les différentes manœuvres politiques de chacun. Le tout réuni donne une pièce prenante, on n’a pas le temps de s’ennuyer et on a envie d’avancer même si on connait déjà la fin : on veut savoir comment elle se passe ^^

Maintenant, j’ai très envie de me plonger dans Jules César du dramaturge pour voir d’abord si Cléopâtre est fidèle à cette version. Ensuite, parce que la fin de César c’est un épisode épique : je suis très curieuse de voir comment Shakespeare a adapté tout ça =)

Pour Conclure

Une pièce très sympa grâce à son intrigue prenante. Même si le traitement du personnage de Cléopâtre m’a quelque peu déçu, j’ai tout de même passé un excellent moment !

COMME IL VOUS PLAIRA

MON AVIS 

Nouvelle pièce de Shakespeare que je lis ce mois ci ! Ça doit être ma deuxième mais je ne suis toujours pas lassée. Il faut dire que notre Shakespeare international avait un talent incroyable pour développer des histoires qui parlent à tous.

Cette pièce fait partie du genre des comédies. En sachant que les pièces de Shakespeare sont classifiées en trois grands sous ensembles : les comédies (dont font partie Comme Il vous plaira et Songe d’une Nuit d’été), les pièces historiques et les tragédies. J’avoue connaître bien plus ce dernier genre ! Je n’avais jamais lu, avant ce mois ci des comédies de ce dramaturge. Et sincèrement, je ne regrette pas d’avoir découvert la comédie selon Shakespeare.

Ici, il est question de travestissement avec le personnage très intéressant de Rosalinde. Une jeune femme pleine de ressources avec un répondant qui donne beaucoup de dynamisme à la pièce. On sent une envie d’émancipation à travers ce rôle. Ensuite, la lutte fratricide entre Oliver et Orlando. Là aussi, une intrigue qui apporte beaucoup à la pièce au niveau action. Le thème du mariage est, là encore, très présent. Je dirais que le plus mémorable dans cette pièce c’est l’épilogue. Il est très original et plein de sens. C’est sûrement, à l’heure actuelle, l’un de mes épilogues préférés. Cette pièce vaut largement le coup d’être lu juste pour découvrir et se délecter de ce passage.

POUR CONCLURE

Une comédie très réussies. J’ai hâte de lire une nouvelle pièce de l’auteur. Découvrir un autre de ses genres, la pièce historique. J’ai justement Antoine et Cléopâtre dans ma PAL, il n’y a plus qu’à !

HAMLET

MON AVIS 

Cette pièce ci, ce fut une relecture. Je me souvenais avoir adoré ce livre et l’histoire. En le relisant, j’ai découvert des personnages dont je n’avais pas porté une grande attention lors de ma première lecture comme Polonius. Si on mettait chacune de ses répliques les unes à la suite des autres, c’est incroyable à quel point c’est à la fois hilarant et en même temps, Shakespeare nous livre une critique de la société qui m’a beaucoup amusé.

Ensuite, il y a aussi notre chère Ophelie, un personnage qui a bénéficié de très nombreuses représentations. C’est intéressant de relire le passage où l’on parle d’elle et de voir que les descriptions que nous a offert Shakespeare sur ce personnage ne pouvait qu’inspirer les peintres tellement elles sont imagées. Cependant, son personnage ne m’a pas paru très passionnant, au final. Contrairement à Hamlet ou même Claudius, un rôle de méchant qui ne semble pas si méchant que ça !

Ensuite nous avons aussi le sujet du théâtre abordé dans la pièce. On a tendance à réduire Hamlet aux thèmes de la folie, de la figure paternelle et du régicide. Cependant, dans cette relecture, j’ai pu m’apercevoir que Shakespeare nous donne sa philosophie du théâtre, le sens que cet art a pour lui à travers le personnage d’Hamlet (pour être exacte c’est dans l’Acte III, la scène 2 quand Hamlet discute – justement – avec une troupe d’acteurs !).

POUR CONCLURE

Donc, une pièce qui ma vraiment plu. La relire a été un véritable plaisir !

OTHELLO

MON AVIS 

Othello est la pièce que j’ai le moins apprécié. Je dirais même plus : j’ai détesté ! Je l’ai trouvé longue et le sujet ne m’a pas plu. Si vous avez lu le court résumé, toute la pièce repose sur la jalousie du personnage principal d’Othello.

En fait, ce qui m’a dérangé dans cette histoire c’est la haine gratuite du personnage d’Iago qui n’est fondée sur aucun fait tangible. Il détruit avec délectation la vie de chacun des personnages. Et ce sans véritable raison (ou du moins sans raison prouvée). Il est totalement aveuglé par sa soif de vengeance. Alors il faut savoir que j’adore, justement, les histoires de vengeance. Mais ici, la haine de Iago repose tellement sur rien que ça m’a choqué ! A vrai dire, j’ai toujours eu du mal avec les histoires de manipulation car en lisant je me révolte toute seule sur mon livre (et en l’occurrence sur Othello) en essayant de communiquer au personnage à quel point il est stupide… Mais manifestement, ça n’a pas changé grand chose XD

Cependant, il y a quelques bons points. Pour dire vrai, je n’en vois qu’un =) C’est le personnage d’Othello lui-même. Comme le titre complémentaire l’indique « ou le Maure de Venise » Othello est d’origine maure c’est-à-dire soit arabe, soit berbère, soit espagnol selon les définitions du terme. Et il a des fonctions importantes au sein de la société. Il bénéficie d’un traitement intéressant. On connait ses sentiments, ses illusions ou ses tristesses : c’est une description précise et détaillée. Même si il est maltraité par l’intrigue, on sent qu’il n’a pas un mauvais fond.

POUR CONCLURE

Donc, pas une pièce dont je garderais un souvenir agréable cependant, le personnage d’Othello est plutôt sympa !

MACBETH

MON AVIS 

Je n’avais jamais lu Macbeth, je ne connaissais que cette pièce de nom à cause de mes cours d’histoire de l’art. Cependant, j’ignorais tout de l’intrigue, des personnages. Maintenant que je l’ai découverte, quand je lis Macbeth, je pense tout de suite à Lady Macbeth certainement le personnage qui m’a le plus marqué durant ma lecture.

C’est un personnage féminin d’une force impressionnante qui a le courage d’affronter les réalités de ses désirs, ses ambitions contrairement à son mari. Même si elle sera rongée par ses actes, elle a tout de même, une détermination étonnante.

L’intrigue en elle-même reste assez classique pour du Shakespeare : une quête destructrice pour avoir plus de pouvoir. A vrai dire, ça rappelle beaucoup Hamlet avec un côté fantastique. Cependant, ici, on inverse l’enjeu : nous ne sommes plus du côté des victimes mais des meurtriers ce qui est plutôt intéressant !

Pour finir, je vous mets l’un de mes tableaux préférés et maintenant que j’ai lu cette pièce, je trouve cette représentation de Lady Macbeth parfaite (surtout le regard de l’actrice… !)

POUR CONCLURE

Comme vous avez pu le remarquer je suis dans une période « Lisons toute l’oeuvre de Shakespeare ». Ces trois tragédies ont été enrichissantes à lire car c’est incroyable à quel point ces pièces ont inspiré l’art pictural occidental. Même si Othello m’aura laissé de marbre, j’ai vraiment apprécié Hamlet et Macbeth !

LE MARCHAND DE VENISE

MON AVIS 

Le début m’a paru un peu abrupte mais une fois entrée dans l’histoire, les pages se sont tournées toutes seules. J’ai peu de points négatifs à vous exposer car j’ai passé un bon moment de lecture avec ce livre. A part le début, je me répète, que j’ai trouvé un peu trop « in média res » le reste m’a bien plu grâce à des personnages intéressants, une intrigue rythmée et des thèmes que j’ai apprécié.

Je connaissais Le Marchand de Venise de nom. Je savais que Shakespeare a été très inspiré par un de ses contemporains, le célèbre Christopher Marlowe et sa pièce anticléricale Le Juif de Malte (que j’adorais découvrir en passant mais j’ai du mal à la trouver ^^) Elle regrouperait un bon nombre de clichés en vigueur sur les personnes de confession juive (hérité du Moyen Age) et je crois même que dans une scène l’un des personnages brûle le Coran (anticléricale, je vous le disais bien !). Là où Shakespeare se démarque clairement des idées reçues ancrées dans son public de l’époque, c’est dans un passage  intéressant où le personnage de Shylock qui symbolise « le méchant et ridicule juif » clame son égalité en tant qu’être humain comme tout le monde (plutôt étonnant vu l’idéologie élisabéthaine en vigueur). Je vous le mets car je l’ai trouvé marquante comme tirade :

« Un Juif n’a-t-il pas des yeux ? Un Juif n’a-t-il pas des mains, des organes,
des dimensions, des sens, de l’affection, de la passion ; nourri avec
la même nourriture, blessé par les mêmes armes, exposé
aux mêmes maladies, soigné de la même façon,
dans la chaleur et le froid du même hiver et du même été
que les Chrétiens ? Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ?
Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez,
ne mourrons-nous pas ? Et si vous nous bafouez, ne nous vengerons-nous pas ? »

                      Acte III, scène 1 

Shylock concentre toutes les caractéristiques de bouc émissaire qui amuse tant le public au XVI siècle, aidé par sa profession prêteur sur gage. Mais par la même occasion, Shakespeare illustre comment il est traité par les autres personnages de la pièce qui le méprise, se moque de lui..; Donc, certes, le célèbre dramaturge anglais reprend l’archétype du personnage juif tel qu’on le considérait à l’époque.Cependant, à la lecture de la pièce, on se rend très vite compte qu’on ne peut pas accuser Shakespeare d’antisémitisme car il nuance véritablement son propos en montrant que la comportement vengeur et têtu de Shylock peut être aisément expliqué par l’attitude méprisante et sans aucune once de tolérance des personnages qui l’entourent.

Ensuite, on se rend rapidement compte que le thème qui régis toute la pièce est celui de l’argent. Chacun des personnages,  à sa façon, est intéressée par l’appât du gain. C’est une véritable critique sociétale qui montre que le bonheur matériel prend une place de plus en plus prépondérante ce qui pervertit les âmes. Dans cette histoire, vous n’avez pas de véritable héro contrairement à des pièces comme Hamlet et bien d’autres. Il y a pas mal de personnage mais aucun ne se distingue vraiment (à part Shylock ce que je trouve plutôt intéressant au final ^^). Et ça renforce encore plus le message qui garde un certaine actualité encore aujourd’hui.

Ce qui est étonnant avec Le Marchand de Venise, c’est que cette pièce est classée en « Comédie » (les travaux du dramaturge étant divisés en 4 parties : les tragédies, les pièces dites historiques, les comédies et enfin un ensemble on l’on place tous les textes « inclassables »). Mais, quand vous finissez l’histoire, on se rend compte que c’est un pièce est très sérieuse et pas si comique que cela. Une fois lue, j’ai cherché car honnêtement, je l’ai trouvé pas si marrante que ça comme pièce. Aujourd’hui, elle est plus considérée comme une pièce « à problème » c’est-à-dire que ce classement d’origine (effectué par des collègues de Shakespeare) est remis en question et je comprend aisément pourquoi !

Pour Conclure 

Une pièce très intéressante. J’ai aimé la complexité du personnage de Shylock qui fait beaucoup réfléchir le lecteur. L’intrigue en elle-même m’a plu, j’ai passé un très bon moment en la découvrant =)

 

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